Vendredi soir (Yé!) où je remets en question pour la 458394e fois (les chiffres ont été tapés au hasard) mon choix de carrière... Mais je le ferais quand même si j'avais un autre emploi!
J'avais promis un retour sur le lancement du disque de Mononc' Serge, eh bien le voici. Alors mardi, après une attente à l'extérieur parce que le Bal du Lézard était plein, j'ai finalement pu entrer et me placer face à la scène, ma petite taille ne gênant ainsi personne. Mononc nous a gentiment joué un
set de quatre chansons tirées de son dernier opus,
Serge blanc d'Amérique: Je chante pour les morons, Le lac Saint-Jean, Les bed and breakfast et
Josélito Michaud (!). Séduite (enfin, plutôt consentante), je me suis procuré des mains de Mononc lui-même mon exemplaire de son dernier album. C'est très primal (voire primaire) et ça interpelle directement mon Ça freudien qui aime bien à l'occasion retourner à des stades précis de l'enfance... Alors j'assume, et Mononc véhicule quand même plus de contenu que
La Poule aux oeufs d'or. (Vous écouterez la chanson
Rien pour vous en convaincre). Et comme je me plais à le dire, il y a plus de vocabulaire dans une chanson de Mononc' Serge que dans l'oeuvre complète de Boum Desjardins.
Certaines personnes qui me connaissent savent que j'ai un petit penchant pour le sordide et le dégueulasse. La preuve, c'est que je consulte religieusement dès leur parution les condamnations du MAPAQ pour insalubrité: il fut même un temps où j'étais abonnée à leur
mailing list! Ainsi, je sais où ne pas aller manger au Québec! Or dernièrement, le journal
La Presse est venu assouvir mon désir de dégoûtant en publiant une série d'articles sur les taudis de Montréal, les pires appartement de la métropole. Blattes, moisissures et odeurs nauséabondes sont au rendez-vous. J'ai toutefois été un peu déçue qu'on ne parle pas du célèbre Claudio di Giambattista, le roi déchu du taudis montréalais. Néanmoins, j'ai appris que la moisissure, lorsqu'elle n'excède pas un mètre carré en superficie (!), n'est pas dangereuse pour la santé. Ça me rassure!
Cette série d'articles met cependant en lumière une réalité inquiétante: outre l'existence de locataires vraiment "cochons", il existe aussi une industrie du taudis, industrie qui exploite les immigrants et les gens désinstitutionnalisés. À lire si vous avez le coeur solide (quoique c'est pas si pire... J'ai pu déjeûner en regardant les photos...)
Pour terminer, voici le Dilbert d'hier, je l'ai trouvé bien drôle:

Vous pouvez aller sur
www.dilbert.com pour l'original ou d'autres encore.
À bientôt!